25 novembre au 6 décembre

Les 12 jours d’action pour éliminer la violence faite aux femmes.

6 décembre

La journée nationale de commémoration et d’action pour éliminer la violence faite aux femmes.

2016

Élever une génération où la violence contre les femmes n’existe pas

À propos des affiches :

  • Chaque affiche présente des conseils pour élever une génération où la violence contre les femmes n’existe pas. En ayant des conversations avec les jeunes, en étant un modèle de comportements positifs et en enseignant aux jeunes à analyser les messages véhiculés par les médias de façon critique, nous pouvons leur enseigner comment gérer leurs émotions, avoir une pensée critique de même que des valeurs comme l’égalité entre les sexes, le respect et la compassion.
  • Qu’ils proviennent des médias, des pairs ou des adultes, les messages néfastes au sujet des femmes et des questions reliées au genre ont un impact significatif sur les jeunes de même que sur leurs valeurs et croyances.
  • Cette campagne ne s’adresse pas seulement qu’aux jeunes ; nous devons aussi sensibiliser les adultes de notre communauté au sujet de la violence subie par les femmes sur l’ensemble du territoire. Si les adultes ne sont pas informés des réalités au sujet de la violence contre les femmes et ne sont pas conscients que des attitudes sexistes mènent à la violence, ils ne peuvent pas transmettre ces connaissances aux jeunes dans leur vie.

Qu’est-ce que JE peux faire ?

  • Ayez des conversations avec les jeunes dans votre vie au sujet de l’égalité entre les sexes et du respect.
  • Prenez le temps de vous informer au sujet de la violence contre les femmes et de la misogynie – nous ne pourrons pas arriver à élever une génération sans violence si les adultes ne sont pas bien informés.
  • Remettez en question les croyances populaires et les messages sociaux véhiculés au sujet de l’identité, du genre et des normes sociales, et inculquez à vos enfants l’importance d’avoir une pensée critique face à ces croyances et messages.
  • Appuyez le travail des organismes de femmes locaux qui offrent du support aux femmes victimes de violence et qui luttent contre la violence envers les femmes.
  • Si vous vous identifiez comme un homme, joignez-vous à Ruban blanc Yukon. Votre voix est très importante ; dites à vos amis et à votre famille que la violence n’est pas acceptable.
  • Ne lâchez pas ! Remettre en question les normes sociales liées au genre et résister à la pression de se conformer n’est pas toujours facile. L’inégalité entre les sexes, et les inégalités en général, sont profondément ancrées dans nos vies, et lutter contre ces inégalités peut parfois sembler presque impossible. Par contre, n’oublions pas que les réussites qui demandent le plus d’efforts sont souvent celles qui en valent le plus la peine.

2015

2014

Pourquoi ces affiches?

Si on frappe quelqu’un avec une poêle à frire, on n’appelle pas ça faire de la popote. Dans le même ordre d’idées, quelqu’un qui attaque une personne avec son pénis, ce n’est pas une relation sexuelle, c’est un viol. Les mêmes “outils” sont utilisés, mais il ne s’agit pas de la même utilisation.

Quand on parle de sexe, il s’agit d’une décision mutuelle, d’un acte consenti. Une agression sexualisée, ce n’est pas du sexe, c’est un viol, c’est de la violence.

Forcer un partenaire intime, ce n’est pas une relation saine, c’est une agression. C’est de la violence.

Sans consentement, on ne peut pas utiliser le mot sexe; on parle de viol.

Nos affiches ont pour objectif d’encourager les gens à discuter et surtout à penser à la façon dont les médias, le système légal et nous-mêmes utilisons parfois des mots qui cachent des actes de violence, sans que nous le fassions consciemment.

L’objectif de la campagne 2014 est de conscientiser la population sur le fait que la violence envers les femmes est une réalité au Yukon et de changer la façon dont les gens perçoivent et répondent à cette violence.

Les mots que nous utilisons peuvent contribuer à alimenter une culture dans laquelle la violence envers les femmes est normalisée, voire invisible.

Comment les mots peuvent-ils cacher une réalité violente?

« Une dispute de couple » ou « des problèmes conjugaux » sont des termes qui sous-entendent un échange, un caractère mutuel des problèmes. Ces termes suggèrent que les deux personnes impliquées sont aussi responsables l’une que l’autre de la violence au sein de leur couple.

En réalité, la violence envers les femmes est unilatérale: une personne agresse une autre personne.

La mauvaise utilisation des termes pour décrire des situations de violence peut entrainer de grosses répercussions, notamment le phénomène de “blâme de la victime », ce qui revient à dire que celui qui a été violent n’est pas tenu pour responsable.
La violence est un acte délibéré.

Qu’est-ce que JE peux faire?

Si une personne vous parle d’une agression dont elle a été victime, croyez là. Demandez comment vous pouvez l’aider. Il ne s’agit pas d’avoir des réponses à lui donner, mais bien de l’écouter et de la croire.

Encouragez les organismes et associations locales qui offrent des services et du soutien aux victimes de violence.Si vous vous identifiez en tant qu’homme, joignez-vous à White Ribbon Yukon. Votre voix compte. Parler à vos amis et à votre famille et expliquer en quoi la violence est inacceptable.

Si vous voyez dans les médias des termes qui ne sont pas appropriés pour décrire la violence, répondez-y. Vous pouvez écrire une lettre à l’éditeur ou simplement leur téléphoner.

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